Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Roland HUREAUX

MrHureaux

Recherche

Articles Récents

Liens

30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 20:59

 

Communication au colloque de l'EuroMémoGroup à l'Université de Poznan 28-30 septembre 2012

 

Tout a commencé avec l’initiative d’un industriel lyonnais, Michel Robatel,  qui a voulu  tenir  à Lyon un colloque franco-allemand  d’économistes ayant une vue critique de l’euro, donc hors du mainstream.

Nous, français, nous sommes  alors mis en recherche d’experts allemands répondant à cette définition et nous les avons contactés.

Le colloque a eu lieu comme prévu à l’Institut d’études politiques de Lyon le 7 octobre 2011.

La partie allemande a, à son tour,  invité la partie française à un séminaire qui a eu lieu à Düsseldorf le 27 avril 2012 à l’Industrie  Club.

Ce séminaire, comprenant six économistes et industriels de chaque côté,  a abouti au lancement d’un appel aux gouvernements dont vous trouverez le texte ci-après.

Bien que mêlé à la campagne présidentielle française, cet appel a rencontré un écho certain des deux côtés du Rhin.

Nous devons nous  retrouver à Paris en novembre prochain pour poursuivre nos travaux.

Les Allemands qui participent à cette initiative sont en même temps engagés dans le processus de saisine du Tribunal constitutionnel de Karslruhe contre es décisions européennes relatives à l’euro.

Les Français sont membres d’un club appelé POMONE du nom de la déesse grecque de la prospérité.

Tant les délégués français que les délégués allemands comprennent  d’hommes de droite comme de gauche. On trouve ainsi du  côté allemand Wilhelm Nölling ancien député  du SPD et Bruno Bandulet qui a été conseiller du président de la CSU. Il en est de même du côté français.

L’état d’esprit qui anime le groupe est le souci de réussir le démontage dans l’ordre de l’euro, de le réaliser de manière suffisamment méthodique pour que la fin de cette aventure  n’ait pas un caractère cataclysmique. Notre conviction est cependant que la pire des catastrophes serait  de vouloir maintenir l’euro encore quelques années de plus : l’Europe se retrouverait désindustrialisée, avec un chômage de masse et un grave appauvrissement de sa population. La récession européenne aurait des conséquences fatales pour   le monde entier.  

Nous ne voulons pas non plus rompre le lien européen. Le groupe a tenté d’élaborer   un nouveau système monétaire européen, plus flexible que l’euro et  qui garderait une monnaie commune servant d’unité de compte à  l’Europe.

La prochaine rencontre doit permettre un approfondissement des solutions que nous préconisons dans l’appel du 27 mai 2012 et de donner un plus grand rayonnement à ces propositions faites par des hommes dont l’expertise est incontestable,  à un moment de crise aigüe de l’euro.

Nous envisageons aussi l’instauration d’une organisation commune qui serait ultérieurement ouverte à des experts d’autres pays.

Voici le texte de l’Appel aux gouvernements du 27 avril 2012 , dans sa version française et dans sa version  allemande :

 

Appel aux gouvernements de douze experts économiques français et allemands pour un démontage concerté  de l’euro

Düsseldorf

27 avril 2012

 

“Was die Stunde hat geschlagen, sollst du deinem Volke sagen“

[Quand  l’heure a sonné, tu dois avoir le courage de  le dire  à ton peuple]

                                                                           Heinrich Heine

 

Treize ans après le lancement de l’euro, il est patent que non seulement cette expérience  n’a tenu aucune de ses promesses,  mais même que sa poursuite risque de  déboucher sur le chaos.

Au lieu de la prospérité, un ralentissement de la croissance dans tous les pays de la zone, avec un  important volant de chômage.

Au lieu de la rigueur, dix années d’augmentation  irresponsable des dépenses publiques et des dettes souveraines, qu’une génération de sacrifices ne suffirait pas à apurer.

Au lieu d’une meilleure intégration économique, des déséquilibres entre les pays qui s’aggravent chaque jour. Les pays d’Europe du Sud, Grèce, mais aussi Portugal, Espagne, Italie, et même France voient  leur  compétitivité se dégrader depuis dix ans de manière continue.  Asséchant le pouvoir d’achat des uns, cette situation fait obstacle à la croissance des autres et donc au développement du marché unique.

Au lieu d’un rapprochement des peuples, une animosité croissante entre créanciers et débiteurs.

Au lieu d’un progrès de la démocratie, des décisions venues de haut  imposées à des peuples qui les refusent.

Les plans successifs destinés à « sauver l 'euro » sont vains car ils ne s’attaquent, d’ailleurs avec peu d’effet, qu’aux seuls déficits publics et non à ce qui est la racine du mal : la propension différente des pays à l’inflation. La seule solution  serait la déflation des prix dans les pays déficitaires : or une telle opération n’a jamais réussi  nulle part (ex : l’Allemagne de 1930,  la France de 1934).

Poursuivant un objectif qu’elle n’atteindra de toutes façons pas, l’Europe est entraînée dans une spirale de récession qui, s’agissant du premier marché mondial,  inquiète la planète toute entière.

À cette récession  s’ajoute le risque d’inflation, d’autant qu’en violation  de ses statuts,  la Banque Centrale Européenne ne voit d’autre issue, pour prolonger l’euro, qu’un recours massif à la création monétaire au bénéfice des banques, trop heureuses de l’aubaine.

Il est tout aussi illusoire d’espérer organiser une « Europe des transferts », qui exigerait le transfert durable de centaines de milliards d’euros vers les pays en difficulté, revenant à une collectivisation des  déficits publics. Solution refusée par les peuples que l’on voudrait mettre à contribution tout en n’offrant aucun espoir de redressement aux  plus mal en point.

Cet acharnement thérapeutique, qui ne vise que le court terme, ne pourra éviter l’accélération des secousses qui touchent non  seulement la sphère  financière mais aussi l’économie réelle.

S’il n’y est pas rapidement mis fin, l’expérience  de la monnaie unique se terminera de la manière la plus dramatique : détérioration de la situation économique, explosion du  chômage, désordres sociaux, montée des extrémismes, résurgence d’anciens conflits,  destruction de l’État de droit : les pays de l’Europe deviendraient ingouvernables.

L’Union européenne ne saurait demeurer la marionnette des oligarchies financières qui visent la destruction de la base même de nos existences. N’est-il pas honteux de les voir soumettre les pouvoir politique et économique au gré de leurs intérêts ?

Il est clair que seules des dévaluations et réévaluations réelles, adaptées à la situation de chaque pays, pourront mettre fin aux déséquilibres entre eux et, par-là, rétablir la croissance. L’histoire nous offre de nombreux  exemples de ruptures d’unions monétaires : il en ressort que non seulement il est possible de les gérer de manière ordonnée sur les plans politique et économique, mais aussi qu’elles se sont révélées bénéfiques, et cela au bout de quelques mois seulement.

C’est pourquoi les économistes allemands et français signataires, réunis à Lyon en octobre 2011 et à Düsseldorf en avril 2012, appellent leurs gouvernements respectifs à convenir et à proposer aux autres États membres de l’Union européenne, de mettre fin à l’expérience de la monnaie unique et, à cet effet, de prendre sans délai les mesures suivantes :   

                            

-        remplacer l’euro par de nouvelles monnaies nationales  disposant de l’ensemble de leurs prérogatives dans chacun des États, sachant que certains pays pourront passer des accords bilatéraux ou multilatéraux pour mettre en commun leur monnaie ;

-        créer un nouveau système monétaire européen, comportant une unité de compte européenne, égale à la moyenne pondérée des unités monétaires nationales ;

-        afficher d’emblée les parités souhaitables des monnaies nationales vis-à-vis de cette unité de compte européenne, calculées de façon à limiter la spéculation, restaurer la compétitivité de tous les États, assurer des échanges équilibrés entre eux et résorber du chômage ;

-        veiller, en s’appuyant sur un Institut monétaire européen, à ce que les taux de change réels des monnaies nationales soient ensuite stabilisés, à l’intérieur d’une marge de fluctuation à déterminer ;    

-        convertir dans chaque pays l’ensemble des prix et salaires intérieurs ainsi que les avoirs bancaires sur la base de un euro pour chaque unité de monnaie nationale ;

-        convertir, selon la même règle, les dettes publiques de tous les pays de l’euro en leur nouvelle monnaie nationale ;

-        convertir les créances et dettes privées internationales dans l’unité de compte européenne.

Le règlement des dettes publiques et privées pourra faire l’objet de négociations bilatérales, entre créanciers et débiteurs, à partir des  règles de base énoncées dans les deux précédents alinéas.

Dans ce contexte, une même priorité doit être donnée aux politiques nationales, celle de développer et d’adapter toutes les forces productives, afin d’accroître la productivité de l’ensemble de l’Europe.

La coopération des institutions responsables doit permettre de réussir une transition en bon ordre.

Cette transition doit être la plus courte possible : elle ne pose pas de problèmes techniques majeurs. Les nouvelles règles doivent être affichées clairement. Il sera demandé aux États de veiller, en s’appuyant sur leurs Banques centrales nationales, désormais autonomes, à ce que la transition décidée n’entraîne aucune déstabilisation du système financier européen et lui donne même les moyens de contribuer activement au retour de la croissance.

En lançant cet appel, les économistes allemands et français signataires souhaitent ardemment contribuer, par leur expertise et leur engagement, à la relance de la construction européenne sur des bases rénovées et réalistes, en même temps qu’au redressement économique  de l’Europe.

 

Le 27 Avril 2012

Liste des signataires :

Bruno Bandulet, ancien conseiller à la présidence du Land de Bavière, éditeur économique à Münich

Rolf Hasse, économiste à l’Institut Fraunhofer de Leipzig

Wilhelm Nölling, ancien député SPD  de Hambourg, économiste,

Pr .Karl Albrecht Schachtschneider, professeur de droit économique à l’Université de Erlangen-Nuremberg

Pr. Wolf Schäfer, directeur de l’Institut pour l’intégration européenne, Hambourg

Dr. Dieter Spethmann, ancien président de Thyssen , Düsseldorf

Joachim Starbatty, professeur d’économie à Tübingen

 

Alain Cotta, professeur émérite d’économie à l’Université de Paris IX-Dauphine

Jean-Pierre Gérard, industriel, ancien membre du Comité de politique monétaire de la Banque de France, président du Club des N° 1 mondiaux français,

Roland Hureaux, essayiste, ancien élève de l’ENA

Gérard Lafay, professeur émérite d’économie à l’Université de Paris II

Philippe Murer, consultant, chargé de cours  en finance à l’Université de Paris I - Sorbonne

Michel Robatel, industriel à Lyon

Jean-Jacques Rosa, professeur émérite d’économie à l’Université de Paris IX-Dauphine

 

 

 

 

 

 

Appell an die Regierungen der Europäischen Union – ausgearbeitet von einer Gruppe deutscher und französischer Wirtschaftsexperten in Düsseldorf 

im April 2012

 

 

“Was die Stunde hat geschlagen, sollst du deinem Volke sagen“

 [Quand  l’heure a sonné, tu dois avoir le courage de  le dire  à ton peuple]

                                                                                              Heinrich Heine

 

Dreizehn Jahre nach Einführung des Euro ist es offensichtlich, dass dieses Experiment nicht nur seine Verheißungen nicht eingelöst hat, sondern dass seine Fortführung sogar in ein Chaos münden wird.

Statt Wohlstand erleben wir einen Wirtschaftsabschwung in fast allen Ländern der Euro-Zone und damit einhergehend eine erheblich steigende Arbeitslosigkeit.

Statt Haushaltsdisziplin haben wir einen verantwortungslosen Anstieg der Staatsschulden erlebt, den eine Reihe schmerzhafter Sparmaßnahmen nicht verringert hat.

Statt einer besseren wirtschaftlichen Integration erleben wir ein sich verschärfendes Gefälle zwischen den jeweiligen Ländern. Die Länder Süd-Europas, allen voran Griechenland aber auch Portugal, Spanien, Italien und sogar Frankreich, erleben seit zehn Jahren eine stete Verschlechterung ihrer Wettbewerbsfähigkeit. Weil das Wechselkursventil verstopft ist, verringert sich die Kaufkraft der einen Länder, während in den anderen Wachstum und Beschäftigung gedrückt werden. So wird die harmonische Entwicklung des europäischen Binnenmarktes beeinträchtigt.

Statt eines Zusammenwachsens der Völker erleben wir eine wachsende Feindseligkeit zwischen Gläubiger- und Schuldnerländern.

Statt einer Weiterentwicklung der Demokratie erleben wir, dass den Völkern von oben Entscheidungen aufgezwungen werden, an denen sie nicht beteiligt sind und die sie ablehnen.

Die verschiedenen Schirme, die aufgespannt werden, um  „den Euro zu retten“, sind vergeblich, denn sie befassen sich ausschließlich mit den Staatsschulden und packen das eigentliche Problem nicht an der Wurzel des Übels - mangelnde Wettbewerbsfähigkeit und defizitäre Leistungsbilanzen der Länder Südeuropas. Der Versuch, den Abwertungsbedarf über interne Deflationsprozesse zu kompensieren, stößt sie noch tiefer in die Rezession (historische Beispiele: Deutschland 1930, Frankreich 1934).

Ein Ziel verfolgend, das ohnehin nicht erreichbar ist, begibt sich Europa in einen Rezessionssog, der den wichtigsten Weltmarkt trifft und die ganze Welt beunruhigt.

Die Europäische Zentralbank (EZB) - ihre Grundsätze und Satzung missachtend - sieht keinen anderen Ausweg, um den Euro zu retten, als massiv Geld zugunsten der Banken zu drucken.

Es ist darüber hinaus genauso so illusorisch zu hoffen, ein  „Europa der Transfers“ würde die Währungsunion stabilisieren. Eine Politik dauerhafter Transfers von Hunderten von Milliarden Euro in die angeschlagenen Länder läuft  auf eine Vergemeinschaftung der Staatsschulden hinaus. Die Völker, die ihren Beitrag dazu leisten müssten, werden diese Lösung auch deshalb ablehnen, weil sie dauerhaft kontraproduktive Anreize für die Schuldnerländer schaffen würde. Eine Palliativhilfe ohne Perspektiven kann die Beschleunigung der Erschütterungen, die nicht nur die Finanzmärkte, sondern auch die Realwirtschaft treffen, nicht verhindern.

Wenn dieser Euro-Rettungspolitik nicht unverzüglich ein Ende gesetzt wird, wird das Abenteuer der Gemeinschaftswährung dramatisch enden: Verschlechterung der wirtschaftlichen Lage, ausufernde Arbeitslosigkeit, soziale Unruhen, zunehmende extremistische Tendenzen,  Wiederaufflammen alter Konflikte,  Auflösung von Demokratie und Rechtsstaatlichkeit –  alle diese negativen Faktoren führen dazu, dass die Länder Europas  unregierbar werden und die Bedeutung Europas in der Welt schweren Schaden nehmen wird.

Die Europäische Union darf nicht weiter Spielball der auf Zerstörung unserer Lebensgrundlagen ausgerichteten globalen Finanzoligarchien bleiben. Ist es nicht beschämend zu sehen, wie sie sich Politik und Wirtschaft untertan machen, und nach ihren Interessen vor sich hertreiben?

Es ist offensichtlich, dass nur reale Ab- und Aufwertungen, die der jeweiligen Situation eines jeden Landes angepasst sein müssen, das Ungleichgewicht zwischen ihnen beenden und somit das Wachstum wiederbeleben können. Die Geschichte liefert zahlreiche Beispiele von Brüchen in Währungsunionen: Es ist möglich, sie politisch und wirtschaftlich geordnet zu steuern, und sie haben sich oft schon nach wenigen Monaten als sinnvoll erwiesen.

Aus all diesen Gründen appellieren deutsche und französische Wirtschaftsexperten, die sich am  7. Oktober 2011 in Lyon und am 11. und am 12. April 2012 in Düsseldorf getroffen haben, an ihre jeweiligen Regierungen, Folgendes zu vereinbaren und den anderen Mitgliedsstaaten der Europäischen Union vorzuschlagen.

 

Das Experiment der Gemeinschaftswährung muss eingestellt werden. Zu diesem Zweck müssen folgende Maßnahmen ergriffen werden:

 

(1)    Wir empfehlen für die Euro-Staaten die Rückkehr zu nationalen Währungen, um nationale Probleme vor allem auf dem Arbeitsmarkt im Sinne nationaler Souveränität lösen zu können.

(2)    Dabei wird durch eine geeignete Institution gewährleistet, dass die Nationalstaaten nach Problemlösungen im Sinne des Europäischen Binnenmarktes suchen.

(3)    Die einzelnen Regierungen können eigenständig ihre Parität zu den Mitgliedsstaaten festlegen, wobei eine solche Neubestimmung sich an Kriterien orientiert, über die im Rahmen einer europäischen Währungskonferenz Einvernehmen hergestellt wurde.

(4)    Um ein höheres Maß an Flexibilität zu ermöglichen, sind Bandbreiten von plus/minus 15% vorgesehen. Zusätzlich können die nationalen Regierungen ihre Parität geänderten wirtschaftlichen Gegebenheiten anpassen.

(5)    Es wird eine Verrechnungseinheit (ECU) eingeführt, in die die nationalen Währungen nach Maßgabe ihres Gewichts (Orientierung am nationalen Bruttoinlandsprodukt) eingehen. Deren Gewicht steigt oder sinkt nach Aufwertung oder Abwertung.

(6)    Es ist den nationalen Regierungen freigestellt, sich auf freiwilliger Basis zu Währungsunionen zusammenzuschließen.

(7)    Während des Übergangs vom Euro in nationale Währungen muss die besondere Aufmerksamkeit dem Bankensektor gelten.

 

 

Während der Übergangsphase werden interne Verträge automatisch von Euro auf die jeweilige nationale Währung umgestellt. Internationale Schulden (privat, öffentlich) werden in der jeweiligen Landeswährung zurückgezahlt, wobei die Gläubiger nach Maßgabe des jeweiligen Abwertungssatzes Verluste zu tragen hätten. Da die Schuldnerstaaten nach Rückkehr zu ihrer nationalen Währung aus dem Teufelskreis von Austerity-Politik und steigender Arbeitslosigkeit ausbrechen werden, würden sich die Gläubiger aber besser als bei einem Verbleiben im Euroraum stellen, weil der  hier zu erwartende Schuldenschnitt weit höher ausfallen würde. Sollten Banken dadurch in Schieflage geraten, so sollen geeigneten Maßnahmen sie einerseits auf eine gesunde finanzielle Basis stellen, andererseits aber eine Tendenz zu „moral hazard“ unterbinden.

 

Der Übergang muss so kurz wie möglich sein, da er in technischer Hinsicht nicht weiter problematisch sein muss. Die neuen Regeln müssen klar angezeigt werden. Von den Staaten wird verlangt, dass sie mit der Unterstützung ihrer von nun an unabhängigen Zentralbanken darauf achten, dass der beschlossene Übergang nicht zu einem Stabilitätsverlust des europäischen Finanzsystems führt und ihm sogar die Mittel gibt, aktiv zu einer Wiederbelegung der Wirtschaft beizutragen.

 

Durch ihr Fachwissen, gepaart mit ihrem Engagement und Verantwortungsbewusstsein, sind die  deutschen und französischen Wirtschaftsexperten mit ihrem Appell bestrebt, dazu beizutragen, den europäischen Gedanken auf einer neuen und realistischen Grundlage wiederzubeleben, gleichzeitig die europäische Wirtschaft wieder zu stärken, und das Vertrauen der Bevölkerung in die Dauer und Funktionsfähigkeit ihrer Währungsordnung wieder herzustellen.

 

Bruno Bandulet,  Rolf Hasse,  Wilhelm Nölling,  Pr .Karl Albrecht Schachtschneider , Pr. Wolf Schäfer,  Dr. Dieter Spethmann,  Joachim Starbatty,

Alain Cotta,  Jean-Pierre Gérard,  Roland Hureaux,  Gérard Lafay,  Philippe Murer,  Michel Robatel,  Jean-Jacques Rosa, 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Roland HUREAUX
commenter cet article

commentaires