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Roland HUREAUX

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 22:42

      Publié dans Liberté politique 

 

Entre le  prétendu « mariage  pour tous » et le projet d’intervention des forces françaises en Syrie, deux sujets qui  auront dominé l’actualité depuis le début de l’année, quoi de commun ?

Apparemment rien : une réforme du droit civil interne d’un côté, un problème  diplomatique et militaire à l’autre bout de la Méditerranée, de l’autre.  Si les partisans de l’un et de l’autre, on le verra, sont à  peu près les mêmes, leurs opposants les plus virulents ne se recouvrent pas.

Pourtant, beaucoup de choses relient ces deux évènements. Nous voudrions montrer le parallélisme des logiques à l’œuvre dans l’un et l’autre cas.

 

De nombreuses convergences

 

D’abord, n’hésitons pas à la dire : dans les deux,   la politique du gouvernement français conduit à piétiner l’héritage  chrétien. Même si le mariage homme-femme est de droit naturel et transcende donc croyances et cultures, il a été porté en Europe et dans une partie du monde, sous sa forme monogame,  par le christianisme. En  promouvant l’homosexualité, en organisant des cérémonies que certains peuvent juger parodiques, c’est,  de fait, l’héritage chrétien qui est visé. Le mariage, même civil,  appartient dans notre culture à la sphère du sacré ; organiser des mariages pour personnes du même sexe est tenu par beaucoup, croyants ou non, pour  une transgression.

La présence française au Proche-Orient est inséparable d’une mission historique, celle  de la « fille ainée de l’Eglise » qui était de protéger les minorités chrétiennes   de Terre sainte et des pays environnants. Mission reconnue par l’Empire ottoman  sous Louis XIV, assumée ensuite par le Second Empire et la IIIe République, même dans ses phases anticléricales. Les chrétiens d’Orient furent de ce fait, pendant longtemps, les efficaces  vecteurs de la francophonie et de la culture française. 

La guerre que se propose de mener le gouvernement français dans cette région du monde consiste au contraire  à  combattre un régime, sans doute odieux bien des égards, mais qui protège les chrétiens de Syrie et à soutenir par la force armée des opposants qui, de leur propre aveu, se proposent de les exterminer. Que le pape et  les autorités de toutes les confessions chrétiennes de la région se soient élevées de manière unanime contre le projet d’intervention est impressionnant. Le gouvernement français ne pouvait prendre plus directement à contrepied la ligne politique  traditionnelle  de la France.

Dans les deux cas, François Hollande exprime son profond mépris pour l’héritage chrétien.

Mais sa politique menace aussi l‘homme et l’humanité. La Loi Taubira, par-delà la question du mariage, remet en cause une certaine idée de l’homme.  Une intervention militaire en Syrie, compte tenu du caractère troublé de la région et du soutien que la Russie  apporte  au régime de Damas, emporte un risque de guerre mondiale : il  met en péril, non  seulement l’homme mais l’humanité.

Pour qui douterait de la pertinence du  parallélisme, il suffit, pour s’en convaincre,  de voir une Caroline Fourest éructer sa haine  contre le régime Assad et appeler à la guerre avec autant d’ardeur qu’elle avait combattu La Manif pour tous.

Les politiques en cause  bafouent également  le bon sens.

Instaurer un mariage entre personnes du même sexe  constitue une offense au bon sens et à la raison  dès lors que l’on admet que le but  du mariage est de donner un cadre social  à l’union de l’homme et  de la femme et que ce cadre n’a d’utilité que parce que l’union de l’homme et de la femme est susceptible de générer des enfants auxquels il faut donner des repères.

La raison n’est pas moins offensée par la politique française (et occidentale) au Proche-Orient. Elle  ne le serait pas si elle servait des  intérêts clairs de notre pays, ou à la rigueur de nos amis (Liban, Israël) : or tel n’est nullement le cas. La Syrie a certes,  dans le passé, menacé  nos positions au Liban, mais  elle ne le fait plus. Le régime actuel ne menace plus  aucun de ses voisins depuis longtemps, en partliculier Israël. La Syrie n’a pas de pétrole. Les autres  objectifs que l’on pourrait assigner à la politique d’intervention : déloger la Russie du  Proche-Orient, démonter l’ « arc chiite »  qui va du Liban à l’Iran, détruire la base arrière du Hezbollah  s’avèrent contestables : au nom de quoi prendrions nous parti pour les sunnites contre les chiites ? , ou bien  comportent des risques disproportionnés  à l’enjeu.

Et si cette intervention n’est  justifiée que par la promotion de la démocratie et des droits de l’homme, il est patent que les opposants au régime Assad sont au moins aussi dangereux que ce régime lui-même ; il est patent également  que le régime appartient   à la catégorie des dictatures militaires classiques, très éloignées du totalitarisme, comme il y en a encore beaucoup dans le monde et comme  il nous est même arrivé encore d’en soutenir ici ou là. Rien qui justifie la diabolisation absolue que nous servent les médias.

Dans les deux cas, mariage homosexuel et, encore plus  guerre en Syrie,  les gens raisonnables ne manquent pas d’éprouver ce sentiment  d’absurdité, d’irrationalité  folle  que les  opposants aux régimes totalitaires, communiste et nazi,  nous disaient avoir ressenti. Au dire de ceux qui les ont décrits, par exemple Soljenitsyne, ce sentiment  d’être dans un mode de fous était  même ce qu’il y avait  de plus pénible à supporter.

 

Le mécanisme de la déraison

 

Dans les deux cas, l’absurdité est l’aboutissement de raisonnements sophistiques, viciés à la base, dont le point de départ affiché est la  morale et les droits de l’homme, mais dont l’effet est la déraison  et parfois le crime.  

La théorie du genre, qui sous-tend le « mariage pour tous »,  part du  principe  d’égalité et de non-discrimination.  Mais elle  ne se  contente pas, comme il serait normal,  de promouvoir  des  droits  égaux entre l’homme et la femme, tout en admettant  leur évidente différence. Par une logique devenue folle, toute différence pouvant être discriminante, elle  proclame l’identité absolue, la fongibilité, l’interchangeabilité de l’homme et de la femme et par là des couples composés d’un homme  et d’une femme, d’un homme d’un homme, d’une femme et d’une femme. Elle  tend même à effacer la notion d’homme et de femme, celle de père et de mère, d’oncle et tante etc. des Codes français. Au mépris de la nature, la logique de la loi Taubira conduit à organiser des simulacres d’engagement  par des duos  d’hommes ou des duos de femmes , à faire  , au nom du principe d’égalité, et au moyen d’artifices techniques et légaux, comme s’il pouvait y avoir engendrement par des personnes du même sexe ; cela seul montre le caractère absurde et même mensonger de la démarche.

La légitimation de l’intervention en Syrie repose sur la diplomatie dite humanitaire, ou des droits de l’homme. L’Occident aurait la mission de faire respecter les droits de  l’homme  et d’imposer la démocratie partout dans le monde, et par tous les moyens y compris en lâchant des bombes  sur des populations civiles (c’est ce que l’on qualifie de « dommages collatéraux »). Double aberration :   la diplomatie, dans son sens classique, vise d’abord à défendre des  intérêts, et pas des  principes. Et si l’on veut à toute force défendre des principes, on ne le fera pas  en lâchant des bombes. D’autant que les partisans de l’intervention,   pour   justifier celle-ci,   usent systématiquement de  deux poids et deux mesures, admettant  par exemple une alliance avec  les  monarchies encore plus oppressives  du Golfe. Mais ce  biais systématique dans l’analyse des réalités que l’on veut réformer est sans doute intrinsèque à une démarche diplomatique  qui  s’apparente cliniquement à l’hystérie !

Dans les deux  cas, également, les promoteurs des prétendus droits  veulent  instaurer une rupture radicale avec le passé. Marx considérait que,  avec le socialisme, l ‘humanité sortait de la préhistoire. Le mariage homosexuel et  la théorie de genre, au dire de leurs  promoteurs,  constituent une révolution par rapport à des siècles d’oppression des femmes et des homosexuels. La diplomatie des droits de l’homme nous introduit, par rapport au jeu classique des puissances, à  ce que Fukuyama avait appelé  « la fin de l’histoire ».

Dans les deux cas, des démarches animées du souci du bien aboutissent à des monstruosités. La théorie  du genre conduit à considérer l’enfant ( au moins certains   enfants ,  donc l’enfant dans son principe) comme un objet ,  objet de satisfaction des  désirs des adultes, au mépris de l’héritage kantien selon  lequel  l’homme doit être tenu pour une fin et jamais pour  un moyen.

La diplomatie prétendue des droits de l’homme conduit à   violer le  droit international, à  prolonger et   aggraver une guerre civile déjà extrêmement cruelle, et à mettre en danger  la paix mondiale au point  de faire courir un risque d’anéantissement à  l’humanité.

Idéalisme des ambitions, sophisme du raisonnement, prétention de fonder une ère nouvelle, effets pratiques désastreux ;   nous trouvons là, sous une forme nouvelle, les principaux traits de l’idéologie, au sens où  le communisme était une idéologie et telle que nous l’a décrite Hannah Arendt.   Une idéologie qui conduit à l’intolérance, ses partisans étant toujours chauffés à blanc contre leurs opposants.

 

Le rôle des Etats-Unis d’Amérique

 

Dernière convergence, moins visible : le rôle que joue dans la promotion de ces idéologies des droits, la puissance dominante dans le monde -  les Etats-Unis d’Amérique.

Ce rôle  est évident dans le cas du Proche-Orient puisque la politique française n’y est rien d’autre que l’alignement pur et simple sur la politique américaine, quand elle ne tente pas,  généralement de manière pathétiquement impuissante,  à faire de la surenchère, comme le roquet  tente d’aboyer plus fort que le molosse.

Ce rôle est aussi réel dans le cas du mariage qu’on appelle gay et qui porte un nom anglais précisément  parce qu’il vient   d’Amérique. Non seulement la théorie du genre est partie d’outre-Atlantique mais la diplomatie américaine,  au moins sous présidence démocrate, s’efforce de  la promouvoir à travers le monde, soit directement, soit par le biais des institutions internationales, dument noyautées. En même temps que se discutait en France  la loi Taubira, le mariage homosexuel  était en débat à la Cour suprême. Plus de deux cent grandes  sociétés américaines  se sont portées,  comme la loi américaine le permet, amici curiae  auprès de la Cour,  pour apporter leur appui à la légalisation généralisée du mariage homosexuel sur le territoire américain. Parmi ces sociétés, des banques comme   Goldman Sachs  ou Citygroup, qui se trouvent au centre de la sphère financière  mondiale. Parallèlement,  les ambassades américaines ont été  investies de la mission de surveiller dans leur pays de résidence  les progrès de l’égalité et donc de la théorie du genre ou des droits des homosexuels.

Il convient évidemment d’approfondir les raisons pour lesquelles les  Etats-Unis et spécialement  leurs principales forces économiques  appuient le mouvement en faveur des  homosexuels   (et évidemment aussi  les « guerres humanitaires »). Contentons-nous de  dire   pour le moment que le libéral est inséparable du libertaire. Et aussi que la théorie du chaos, selon laquelle une  grande puissance, quelle qu’elle soit,  assoit mieux sa domination dans un environnement chaotique, dans  une société nationale ou internationale atomisée, s’applique aussi bien au chaos politique et militaire qu’au  chaos moral  et familial.

 

La diabolisation de la Russie

 

Dans les deux cas, la Russie apparait  comme une mole de résistance à l’entreprise idéologique soutenue  par les Etats-Unis   (ou de certaines forces au sein des Etats-Unis). Vaccinée par 73  ans d’athéisme officiel, la Russie de Poutine se veut aujourd’hui une nation chrétienne. Elle résiste autant qu’elle peut aux prétentions des lobbies homosexuels et  à la subversion religieuse. En matière diplomatique, elle soutient   la conception classique fondée sur la souveraineté nationale, le principe de non-ingérence et la diplomatie d’intérêts et, pour ces raisons,  défend contre les ingérences étrangères le gouvernement en place en   Syrie. Elle prétend aussi prendre le relais de la France si honteusement défaillante dans la défense des chrétiens d’Orient.

Du fait de cette  posture, la Russie se trouve prise  à partie de manière violente par une propagande mondiale qui tend  à l’identifier à une dictature effroyable et à un régime conquérant. Il suffit qu’elle  interdise la propagande homosexuelle auprès des mineurs pour qu’on   dénonce des lois homophobes. Une vision largement biaisée, et même mensongère.  Si la démocratie est loin d’y  être parfaite, la situation  des droits de l’homme n’en est pas moins incomparablement   meilleure  qu’au temps du communisme, meilleure aussi que dans des pays comme la  Chine ou l’  Arabie saoudite  qui ne font pas l’objet de la même propagande hostile. Les plus hystériques des adversaires de la Russie, parmi lesquels se côtoient  les promoteurs du mariage homosexuel ou de l’intervention en Syrie et l’Arabie saoudite où les femmes adultères sont lapidées, parlent de boycotter les Jeux Olympiques d’hiver qui doivent se tenir en 2014 à Sotchi dans le Caucase.

Il n’est  pas étonnant que ce régime soit pris pour cible  non seulement par la propagande américaine et les médias occidentaux, spécialement français, mais aussi par des groupes subversifs comme les Pussy riots, qui ont entrepris de profaner  les symboles nationaux et religieux de l’orthodoxie et ou les Femens. Les Femens sont parties d’Ukraine et sont financées par les mêmes groupes financiers  nord-américains ou allemands qui  ont appuyé, dans ce pays,  la  « révolution orange », en particulier  la Fondation Soros « pour une société ouverte ». Il est significatif que les Femens , importées  en France pour contrer  La Manif pour tous, se peignent la  poitrine avec des slogans exclusivement en anglais, marque suprême de mépris pour le pays qu’elles ont décidé d’investir dont la langue nationale doit s’effacer devant l’universalisme libertaire anglo-saxon.

 

Vers une seule résistance  à la déraison ? 

 

Fort de tant de parallélismes, peut-on dès lors  rapprocher le combat pour le mariage homme-femme et le combat pour la paix et  contre l’intervention de l’OTAN en Syrie ?  

L’identité des promoteurs de ces deux politiques est certes patent : en premier lieu le milieu médiatique-mimétique français et occidental qui, jour après jour, a multiplié les anathèmes  les plus haineux, hier contre les opposants au mariage homosexuel, aujourd’hui contre le régime que la Superpuissance a placé dans son collimateur.

Si les promoteurs sont identiques, les opposants ne le sont cependant pas complétement. Aujourd’hui, l’opinion hésite face  la perspective d’intervention en  Syrie, comme  elle avait hésité sur la loi  Taubira au début de débats. Au départ, cette opinion,   matraquée sans merci,  tend à épouser le point de vue médiatique dominant ; toutefois, au bout de quelques  semaines  de réflexion, elle  s’éloigne peu à peu de ce point de vue. C’est ce qui s’était  passé en début d’année sur le mariage unisexe, c’est ce qui se passe aujourd’hui sur le problème syrien.

Mais dans l’opposition, certain  groupes sont en pointe. Le noyau dur de La Manif pour Tous se trouve dans la bourgeoisie catholique de l’Ouest parisien, un milieu social  où les Etats-Unis ont longtemps été regardés avec les yeux de Chimène: souvenir des « boys » de 1944, du Plan Marshall  et du « camp de la liberté » au temps de la guerre froide, mais  aussi révérence envers un  pays  modèle de libéralisme et protection ultime du droit de propriété menacé par les mouvements sociaux européens. On a perdu de vue les pressions  de Washington pour désarmer  la France  dans l’entre-deux guerre ou son soutien  au FLN qui  obligea  le général de Gaulle à précipiter la fin de la guerre d’Algérie.   Il s’en faut de beaucoup, encore aujourd’hui,  que ces milieux aient pleinement pris conscience   de la profonde mutation de la politique américaine sur le plan des droits de l’homme (Guantanamo, Patriot Act etc.)  et de la politique étrangère depuis la fin de la guerre froide, et surtout de son rôle dans la promotion des idées  libertaires.

La guerre en Syrie est particulièrement impopulaire dans les milieux pacifistes d’extrême-gauche, « antifa »,   qui ne portaient pas la Manif pour tous dans leur cœur et sont encore intellectuellement trop débiles pour percevoir  l’articulation   entre l’impérialisme et la  philosophe libertaire. Dans cette mouvance, on est souvent antiaméricain primaire alors qu’il ne s’agit que de défendre l’Amérique contre certains de ses abus.

Mais des convergences entre les différentes formes de résistance apparaissent néanmoins, dans les milieux catholiques attachés à l’héritage patriotique, pour qui catholique rime avec français,   dans les milieux gaullistes attachés à la diplomatie à la fois indépendante et  éminemment classique du général de Gaulle, voire chez les républicains authentiques pour qui la souveraineté populaire est inséparable de la souveraineté nationale et les institutions républicaines du bon sens.

Dans l‘état de décomposition où se trouve la France d’aujourd’hui, il  est impératif que ces convergences s’approfondissent. Quelle que soit la motivation des «  veilleurs » pour la défense de la famille  ou de  l’enfant et donc d’une certaine idée de l'homme, la défense de la paix mondiale représente un enjeu encore plus grave.

Dans l’un et l’autre cas,  disons-nous bien que le même type de démence   est à l’œuvre, mais,  en matière diplomatique et militaire,   elle pourrait avoir des conséquences bien plus dramatiques.

En face, les  mêmes idéologues, la même déraison, la même haine et la même intolérance, le même mépris de l’héritage chrétien,  la même irresponsabilité: les motifs pour lesquels la Manif  pour  tous devrait   s’engager aussi  dans la défense  non  seulement de chrétiens d’Orient promis au massacre mais  de la paix du monde ne manquent pas.  Ce mouvement a révélé des forces neuves et saines dans la société française ; il se peut qu’elles aient à se mobiliser aussi pour la paix du monde, menacée par le même dérèglement des esprits.

 

Roland HUREAUX

 

  

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Albert 19/09/2013 15:02


Bonjour.


J'ai lu ce jour,dans une salle d'attente (ce qui explique et excuse cette lecture débile), un article d'un n° récent du Nouvel Obs. relatif à la polémique actuelle sur la théorie, ou le
concept, du "genre". Délirant.


Et pourtant il y a du vrai dans une partie des analyses favorables à cette ...notion. Se contenter d'opposer frontalement la "nature", la biologie à la "culture", au sociétal, est un non-sens,
d'un côté comme de l'autre. C'est pourtant ce qui se passe, en particulier au niveau des plus exaltés. Et l'excès appelle l'excès.


Il est évident qu'un homme n'est pas une femme et inversément, que la biologie tend généralement à faire la différence, mais il est certain que le bébé est un homme ( ou une femme)
en devenir et que la société, la culture, et la famille au premier chef, consolident (ou pas) ses potentialités biologiques. La différence sexuelle est donc à la fois innée et
acquise. Et il n'est pas étonnant qu'une petite minorité n'entre pas bien(ou pas du tout) dans le moule. La majorité doit accepter cela, sans en faire ni une valeur ni une
horreur.


Tout autre est le problème du genre.


Notre société est sans doute encore marquée par la domination masculine millénaire, et il est légitime de combattre les inégalités hommes-femmes. Mais il y a un glissement délirant,
véritablement fou, à  confondre la lutte légitime contre des stéréotiques sociaux cachant mal  la domination masculine dans la société et la normale (et très souhaitable)
différenciation sexuelle entre hommes et femmes- sous les réserves indiquées plus haut.

Albert 17/09/2013 17:17


Bonjour. Pourrais-je avoir des précisions sur votre affirmation concernant les pressions qu'auraient exercées les USA pour désarmer la France dans l'entre-deux
guerres? Merci d'avance.  Cordialement.