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Roland HUREAUX

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 23:04

 

PROJET POUR UNE REFORME DE L'ENSEIGNEMENT DES LANGUES EN FRANCE

 

Le projet ci-après s’articule selon les principes suivants:

 

A. Une langue "universelle » obligatoire dès la 8e (ou 7e), soit au choix

- l'anglais d'aéroport ;

- l’espéranto ;

- le latin.

 

B. Une langue de culture en 6e :

   

Le choix pour cette deuxième langue, qui sera en fait la première, comportera toutes les grandes langues vivantes (allemand, espagnol, russe, italien, portugais, arabe, hébreu moderne) mais aussi les langues orientales (chinois, japonais). Des langues plus rares ne seront pas exclues.

Les enfants d'immigrés pourront à ce stade apprendre leur langue maternelle (de manière strictement laïque s'agissant de l'arabe).

Le choix pourra porter aussi sur les langues régionales françaises (dont la survie sera encouragée par un enseignement moins superficiel que celui qui existe aujourd'hui), le latin en option approfondie ou le grec ancien.

On créera à ce niveau de la 6e une option anglais littéraire, en complément de l'anglais de base obligatoire.

Une deuxième langue (en fait une troisième) pourra être choisie en 4e.

Les langues universelles ne seront enseignées que par des méthodes standard éprouvées et efficaces type Assimil), si possible par des répétiteurs passifs. En anglais, pas question de passer des heures à comparer l’usage de small  et little ! Toujours pour l’anglais, on commencera par le vocabulaire et les règles grammaticales de base, puis par le vocabulaire le plus facile, celui qui ressemble au français.

 

L’intérêt de ce projet est multiple :

 

- en traitant à part l'anglais de base, on facilite son apprentissage aujourd'hui très défaillant car il est entre les mains de professeurs du secondaire qui enseignent surtout l’anglais littéraire et sans méthode systématique ;

 

- apparemment privilégié, l'anglais est en fait réduit à sa fonction de sabir international ; il ne faut cependant pas se faire d'illusions, cet anglais sera choisi au titre de la langue universelle par au moins 95 % des élèves ; le latin précoce et l'esperanto sont mentionnés surtout pour mémoire ;   

 

- en même temps, ce projet ouvre au niveau de la sixième le choix des langues étrangères en dehors de l'anglais. Un des avantages de cette ouverture est de permettre à la France de négocier avec toute une série de pays (Allemagne, Espagne, Russie) des accords de partenariat permettant d’y développer l'enseignement du français sur la base de la réciprocité en échappant au diktat du tout-anglais ;  

 

- l'apprentissage de leurs langues maternelles, comme langues étrangère, devrait faciliter l'intégration des jeunes immigrés ; il constituera pour eux une discipline valorisante ;

 

- il y a place pour la préservation voire la relance des langues mortes ou en voie de disparition : latin, grec ancien et, de fait, presque toutes les langues régionales françaises.

 

Les difficultés prévisibles de mise en œuvre vont être de deux ordres :

 

- comment assurer une diversité effective de l'offre en ce qui concerne les langues rares ? Plutôt que de restreindre les choix, il faudra avoir recours, si nécessaire, au téléenseignement sous la surveillance là aussi de répétiteurs.

 

- comment faire accepter le nouveau statut de l'anglais au corps des professeurs d'anglais ? Certains pourront se reconvertir en répétiteurs de 8e mais cela ne saurait être que temporaire. Normalement, ils devront se consacrer à l'anglais littéraire (à partir de la 6e) ou alors choisir une autre langue.  Il faudra donc leur faire accepter la venue de répétiteurs d'anglais basique, en dehors de la filière ordinaire.

 

Ces difficultés ne sont pas insurmontables.

 

Les professeurs des autres langues auront, eux, tout à gagner de cette réforme, voyant leurs effectifs augmenter.

 

                                                         Roland HUREAUX  

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