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Roland HUREAUX

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 23:11

 

IL FAUT ACCORDER LA CARTE DU COMBATTANT AUX DJIHADISTES DE RETOUR   DE SYRIE

 

De nombreuses voix s’indignent des avantages consentis aux djihadistes français de retour sur le territoire national, notamment le bénéfice du RSA. Certains voudraient les déchoir de la nationalité française. D'autres les interdire de séjour, les emprisonner ou leur imposer un stage de radicalisation.

Nous pensons au contraire qu’il faut leur accorder le statut d 'ancien combattant.

Pourquoi ?

Parce que dans la guerre de Syrie, ils se sont battus aux côtés de l'armée française.

Depuis 2011, la France a , de facto , fait la  guerre au gouvernement de Syrie  ( dit "régime de Bachar el Assad") . Pour cela, il a livré des armes, fourni de l'entrainement  aux forces djihadistes ( notamment en Jordanie ), au moins à certaines comme Al Qaida ( rebaptisé pour plus de respectabilité  Al Nosra) - mais que ce soit Al Qaida ou d'autres , cela n'a pas d'importance, l'osmose entre les groupes djihadistes, y compris Daech,  étant totale. Nos soldats les ont "conseillés » dans les combats, ce qui veut souvent dire "commandés". Des officiers français impliqués dans les combats ont été faits prisonniers par l'armée syrienne à Homs en 2012.

Certes il s'agissait de "forces spéciales » et notre pays n 'était pas officiellement en guerre avec la Syrie - quoiqu’il ait entièrement rompu les relations diplomatiques avec Damas en 2012.  

 

Ils étaient du même côté que l'armée française

 

Il reste que les djihadistes en cause n'ont pas trahi la France.  Ils se sont toujours trouvés du même côté que l’armée française en tous les cas celle   François Hollande. La cause qu'ils ont servie était officiellement promue par l'Etat français ; c’était la lutte contre le régime de Bachar el Assad et donc la cause des droits de l'homme et de la démocratie.  

Les djihadistes n'étaient pas seulement du côté de la France :    ils étaient du côté du "monde libre ", puisque l’OTAN dans son entier était engagée aux côtés des islamistes syriens (appelés "rebelles", ça fait mieux) : Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Danemark, Turquie etc.

Que nos volontaires se soient laissé pousser la barbe n'est pas non plus un obstacle :  n'est-ce pas aussi dans les usages de la Légion étrangère ?

La durée de service sur le théâtre des opérations exigée pour obtenir la carte du combattant est de vingt jours : la plupart des djihadistes de nationalité française sont restés plus que cela.  Beaucoup y sont même restés tout court, la mortalité étant particulièrement élevée dans cette guerre.

Il n’est certes pas prouvé que les instructeurs issus de l'armée française chargés de former les rebelles dans les camps d'entrainement aient rencontré les "volontaires" français issus de nos banlieues. Nous n'avons pas encore de témoignages directs à ce sujet. Mais il est bien évident que, pour des raisons pratiques, c’est à des instructeurs français qu’ont dû être confiés les   volontaires francophones.

L'idée de donner la carte du combattant, avec tous les avantages afférents, aux djihadistes de retour au pays n’est donc pas absurde.   

Quoique l'engagement français ait commencé sous Sarkozy et Juppé, il a pris une ampleur encore plus grande sous Hollande. C'est donc à lui, tant qu'il est encore président, de prendre la mesure de justice élémentaire que nous préconisons. 

 

                                                           Roland HUREAUX

 

NB: Ce texte n'a encore pas ét publié, les journaux auquel il a été envoyé n'en ayant apparemment  pas perçu l'ironie...

 

 

 

 

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